Calentica

Calentica est un gâteau salé à base de farine de pois chiche. Ce gâteau dont les origines sont espagnoles, c’est complètement intégré dans les mœurs alimentaires algériennes depuis maintenant de longues années, je pense même que le calentica est bien plus consommé en Algérie qu’en Espagne et ce pour plusieurs raisons.
La première est incontestablement son goût, même s’il est composé essentiellement de farine de pois chiche, son goût reste discret, tendre et onctueux.
Ensuite son prix, faire plus économique serait difficile.
En Algérie même s’il peut être appelé « le plat des pauvres » tout le monde l’apprécie, petits et grands porte-monnaie, car le calentica est plus qu’un gâteau, c’est aussi un plat. Lorsqu’une mère algérienne est à court d’inspiration ou d’énergie et bien la solution calentica est à l’algérien ce que la pizza est à l’italien et le sandwich baguette au français.
Reste sa facilité de réalisation, là encore le calentica bat tous les records : de l’eau, de la farine de pois chiche, de l’huile et du sel et voilà notre calentica qui peut être consommé avec un café, dans du pain en guise de casse-croûte (très apprécié des étudiants) ou en repas avec un bon thé à la menthe.
Pour toutes ces raisons, le calentica est très répandu en Algérie et en réalité, même s’il est très simple à réaliser, peu de foyers le cuisine. Il existe tellement de vendeurs de calentica et c’est si peu cher qu’il est inutile de salir ses plats 😉 . Il se vend dans des minis boutiques spécialisées dans le calentica, beignets fris et autres spécialités locales que les algériens apprécient à toute heure et surtout celle du goûter (oui l’heure du goûter en Algérie est une vraie institution). Il se vend aussi dans des chariots (un peu comme les chariots de hot-dog de New-York en moins glorieux 🙂 ) et là je regrette de ne pas avoir une photo, car lorsqu’on voit ces marchands ambulants, on a qu’une seule envie, c’est de s’en approcher pour en acheter.
A la maison, le spécialiste c’est mon oncle, il le cuisine à base de farine, eau, huile et sel exclusivement, son conseil : un four très chaud et faire chauffer le plat avant de verser la préparation dedans. Cependant je n’ai pas pu m’empêcher d’aller rechercher une recette sur le net (pêcher de blogueuse surement  😛 ) et je suis tombée sur celle de Louisa du blog « O douceur de Kedrifa ».

 et Naouel du blog « Evasion Culinaire » qui sont sensiblement les mêmes.

Karen (1 sur 1)

Farine de pois chiche (1 sur 1)

Pour la farine de pois chiche, je me fourni en Algérie mais vous pouvez en trouver dans les magasins bio ou mixez des pois chiche sec dans votre thermomix (pour ceux qui en ont un)

 Ingrédients : (prendre le même bol pour les mesures) Pour un plat de 30*35 cm (cela peut être un peu moins)

1 bol de farine de pois chiche

3 bol d’eau

1 bol de lait (facultatif)

4 morceaux de fromage type vache qui rit (facultatif)

2 œufs (facultatif)

1 càc de sel

1 verre de thé d’huile neutre

Du cumin et harissa pour accompagner

Préparation :

Préchauffez votre four à son maximum en chaleur tournante (pour moi 250°c),

Badigeonnez très généreusement votre plat d’huile neutre et le mettre à chauffer dans le four

Versez le tout dans un récipient profond et mélangez au mixeur plongeant ou au fouet. La préparation est très liquide cela est normal.

Garentica1 (1 sur 1)

Garentica2 (1 sur 1)

Versez cette préparation dans le plat  très chaud en faisant attention car c’est très liquide.

Enfournez 45mn.

Dégustez à la cuillère ou dans du pain , avec du cumin ou de la harissa.

 

Calentica (1 sur 1)

 

Garentica (1 sur 1)

 Calentica, farine de pois chiche, gluten free, Garentita, Karene, Karentika

Comments

  1. JPS d'ORAN says

    A la sortie du Lycée dans les années 50 – 60 nombreux étaient les jeunes qui s’approchaient du chariot (à roues de vélo) du marchand des rues, stationné devant l’établissement, pour lui acheter une part de calentica. Heureux temps où les instituts savants, garants de la santé des populations, n’avaient pas imposé leurs normes exigeantes pour la fabrication, le transport, la manipulation, la vente, … de ce genre de produit. Seul le gout, la couleur, le parfum importaient … C’est une des choses que les pied-noirs n’ont pu emporter dans leurs bagages … peut être parce que sorti de son contexte ce sandwich de rien du tout, n’avait plus de sens. Reste le souvenir de ce qui était pour certains la meilleure récompense d’une journée de collégien et qui est aujourd’hui « la madeleine de Proust » de nombre de soixantenaires, voire d’octogénaires en recherche de plaisirs oubliés.

    • Nadia says

      Merci pour ce beau récit qui nous renvoie 60 ans en arrière. Aujourd’hui il est rare de trouver des marchands ambulants le vendre, il est réalisé et vendu le plus souvent dans des petites boutiques. Au plaisir de vous relire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *